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Nom du blog :
catamomo
Description du blog :
Humour déjanté
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
22.04.2006
Dernière mise à jour :
22.04.2006
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Parlons de moi

Posté le 22.04.2006 par catamomo
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Ma a vie .............











Une de mes innombrables fans m’a envoyé un e-mail qui disait a peu près ceci :



« Cher Momo, quel régal de te lire! Je scrute tous les jours ton blog pour voir si tu as inséré de nouveaux billets. Tu ne peux savoir quelle est ma peine lorsque je ne vois rien de nouveau. Ton style d’écriture est tellement limpide qu’on peut lire en toi comme dans un livre ouvert. On sent en toi une immense tendresse, mâtinée d’une virilité sous-jacente. Chez toi tout n’est qu’honnêteté, générosité, amour du prochain. Ne pourrais-tu nous en dire plus sur ta vie, nous donner des détails sur ce que tu fis, ce que tu fus ? J’attends avec impatience le moment où tu t’abandonneras et que tu nous livreras des détails à propos de ta vie, de tes amours, de tes joies, de tes malheurs. Qui t’a rendu heureux, qui t’a fait pleurer ? Fais-le Momo. »





Bon, d’accord, c’est gentil cet e-mail, mais j’oppose une objection virulente au terme virilité sous-jacente. Ma virilité est jacente. Un point, c’est tout ! Je suis un point d’exclamation dans l’Empire des Sens, pas une virgule dans Les Misérables !



Ceci dit, je veux bien livrer à votre curiosité morbide des bribes de mon existence :



Dès le début, tout a foiré ! En effet, à ma naissance, nous étions des jumeaux zygomatiques, parfaite réplique l’un de l’autre. Un des deux est malheureusement décédé, mais notre ressemblance était telle, que l’on n’a jamais su lequel de nous deux defuncta. Cette incertitude me ronge encore à l’heure actuelle.



(Zygomatiques : Sortis du même oeuf de Pacques)



On ne peut pas dire que les fées se soient penchées sur mon berceau. On était pauvres. J’ai connu les affres de la faim pendant la dernière guerre. Je me souviens d’un détail : J’ai été élevé par ma grand-mère et, quand elle me servait du lard gras, avant la guerre, je faisais la fine bouche. Alors ma grand-mère :



- Attends, il va y avoir une guerre, tu seras bien content d’avoir du lard !



Il y a eu la guerre et il fut impossible de trouver, ne fût-ce qu’un atome, de lard ! Sauf si on disposait d’un budget équivalant au salaire annuel d’un Ali nabab du pétrole.



Je vous livre des bribes de souvenirs tels qu’ils se présentent à mon esprit. Sans aucune recherche chronologique Ne vous attendez pas à des révélations fracassantes sur ma vie sexuelle, je préfère tirer un voile impudique sur cet aspect glorieux de ma vie privée.



Comme le savent mes fidèles lecteurs, j’ai vécu dans une petite ville des Ardennes. J’avais dans les sept ans, il y avait une petite mignonne qui m’avait chamboulé le cœur. Comme elle était jolie ! Faut dire, en toute fausse modestie, que je n'étais pas mal non plus, avec mon air de plâtre grec. Je passais des heures devant sa maison dans l’espoir de l’apercevoir, ne fût-ce qu’une seconde. Qu’est-ce que j’ai soupiré devant ses soupiraux !



La première fois que j’ai vu une grande ville, Liège pour ne pas la nommer, je fus émerveillé par les grands magasins, toutes ces lumières qui scintillaient de tous leurs feux follets. Et ces escaliers qui montaient tout seuls ! D’ailleurs c’est sur un de ces engins que je me suis cassé le bras pour la première fois : Je veux monter sur l’escalator, je mets un pied, je ne savais pas qu’il fallait mettre l’autre ! Bardaf, une embardée ! Bras cassé. Vous direz que çà vaut mieux qu’une jambe cassée, mais, quand même ! Ce bras je l’ai cassé trois fois. A croire que le Créateur (Dieu ait son âme) trouvait que j’avais une pièce en trop.



Je ne sais pour quelle raison, dans ma tendre et chère enfance, je rêvais de devenir opticien. J’en parlais tout le temps : Vivement que je sois grand pour faire opticien, vivement. Un jour que je rentrais de l’école, avec un peu de retard, ma grand-mère me dit :



- Enfin ! Revoilà l’opticien à sa mèmère.



Terminé. Plus d’opticien. Je n’aime pas que l’on se moque de moi.



Plus tard, pendant tout un temps j’avais rêvé de faire facteur. Ce rêve, je l’ai gardé longtemps, d’ailleurs, à l’âge adulte, je suis allé passer les examens pour devenir postier. Refusé parce que je n’avais pas les pieds plats. Paraît que c’est une condition ciné Canon pour entrer aux PTT.



J’avais quinze ans, quand mon oncle, qui était également le frère de ma mère et qui travaillait dans le bâtiment, vint me trouver et me dit :



- Prépare-toi, je t’ai trouvé du travail. Tu commences demain avec moi. Je passe te chercher à sept heures.



Le lendemain, j’avais le corps et le visage couverts de boutons. Le médecin à décrété que c’était une allergie, mais il ne savait pas trop à quoi c’était dû.



Cette allergie m’a poursuivi toute ma vie. Encore maintenant je considère le mot travail comme une grossièreté. D’ailleurs, rien qu’à l’écrire, j’ai des frissons jusque dans les doigts de pieds.



Dans les années soixante, il y avait du travail partout, les patrons se battaient pour se voler les ouvriers (maintenant, ils se battent pour voler les ouvriers ! Note de l'auteur) Je vivais alors chez ma mère et tous les matins elle m’envoyait, dans l’aube blafarde, chercher du travail. Naturellement, je rentrais le soir sans avoir trouvé la moindre embauche. Faut dire que j’étais prudent. Chaque fois qu’il y avait un chantier, une grande pancarte me prévenait généreusement : DANGER – TRAVAUX. Moi, pas téméraire pour un cent, hop ! Demi-tour.



Ma mère :



- Je n’y comprends rien, il y a du travail partout, on embauche à tour de manivelle et toi, tu pars le matin, tu rentres à la nuit tombée et tu ne trouves rien. Comment explique-tu çà ?



- La chance, peut-être ?



Certains esprits critiques se posent certainement la question : Mais comment a-t-il vécu s’ il a une telle aversion pour le travail ? Il a quand même dû manger, faire vivre sa famille.



Bien sûr, j’ai eu un emploi, sinon je serais mort d'inanition.

- Comment expliquez-vous cette contradiction ?



- Il n’y a aucune contradiction, j’étais employé à l’état, je n’ai jamais dit que j’y travaillais !.





Je profite qu’il y a un endroit libre sur ma page pour répondre à une question qui m’est souvent posée :



- Comment expliquez-vous qu’une fois vous écrivez un français sans fautes, assez châtié et, d’autres fois, un langage quasi vulgaire, avec des fautes d’orthographe et de syntaxe ?



Là, vous avez touché un point sensible. Assez difficile de répondre à cette question en employant les mots de tous les jours. Si j’emploie les termes scientifiques une partie de mon lectorat s’en ira vers des horizons plus accessibles, moins empruntés. Je vous ai parlé de mon frère jumeau et narré les tristes circonstances qui ont fait que je ne sais toujours pas à l’heure actuelle si je suis lui ou moi et vice versailles. Donc, pour simplifier, comme il y a trois personnes en Dieu : le père, le fils et le pigeon, il y a deux personnes en moi : moi et moi. Ce qui explique cet antagonisme entre mes deux styles d’écriture. Pour l’instant, c’est moi qui écris, une autre fois, ce sera moi. Je comprends que les personnes qui n’ont pas étudié la philosophie bilatérale et qui n’ont aucune notion d’astrologie binaire soient perturbées, j’veux dire dans le cirage, cause que j’esplique comme un manche. (Excusez-moi, je viens de me couper grossièrement la parole). Je reprends, (si je veux bien me laisser travailler en paix) : Je suis un gémeau, vous voyez les deux petits qui n’en font qu’un : Castard et Pol Lux ? Eh bien, mon jumeau et moi c’est pareil, nous sommes deux en un et réciproquement.



J’espère avoir été clair, ne pas avoir été trop pompeux et je souhaite pouvoir toujours compter sur votre fidèle compréhension.



Je vous narrerai la suite une prochaine fois, si je me le permets.



(suite)



En relisant ce qui précède, je me suis dit :

(Je profite que je dors pour vous narrer ceci à mon insu).

Donc, un beau jour (c’est d’ailleurs le seul beau jour qu’on ait eu cette année-là), je me décide à aller voir un spécialiste de la dualité égoïste. Naturellement, je viens avec moi.



(Égo du grec ego signifiant moi et iste … je sais pas. Dualité = coexistence pacifique)



Le spécialiste :



- Donnez-vous la peine de vous étendre sur ce divan.

- Non, merci je ne suis pas fatigué.

- Prenez une chaise. Vous consultez pourquoi. Exactement ?

- Je me prends pour moi !

- Mais c’est le cas de tout le monde ! Moi aussi.

- Vous aussi vous vous prenez pour moi ?

- Non, je me prends pour moi.

- Vous devriez vous consulter !



Comme j’avais apporté le texte qui précède, je le fis lire au docteur.



- Maintenant, je comprends parfaitement votre problème : Dédoublement de la personnalité. Cas de figure. Mal bénin. Facile à soigner Une séance d’hypnose et tout rentrera dans l’ordre. Couchez-vous sur le divan.



- Laissez-vous bercer par ma douce voix, imaginez-vous sur une îles paradisiaque. Vous êtes entouré de superbes vahinés qui vous éventent avec des feuilles de palmier et les vagues viennent mourir nonchalamment ……….. zzzz zzzz zzzz ….



- Hé, y s’passe quoi ?



- Vous venez de vous réveiller, une séance d’hypnotisme. Vous êtes guéri.



- Ouf, dis-je en wallon de Liège. Suis heureux comme tout. Je ne sais comment vous remercier.



- Depuis que les Phéniciens ont inventé l’argent, c’est une question qui ne se pose plus !





Quand je sortis, j'étais quatre !



Furax que j'était ! Je rentre en trombe chez le toubib :



- Z’êtes pas dingue ? Je suis quatre maintenant !

- Restons zen, pas d’affolement, sûrement une petite erreur de protocole.



Je ne sais plus quel moi a dit :



- Si tu ne nous arranges pas çà en cinq secs tu vas te retrouver en quatre morceaux, toubib de mes deux (censuré).

- Pas de panique, je relis mon texte. Voilà, j’ai trouvé l’erreur. Couchez-vous sur le divan, que je rectifie.

- Tous les quatre ?

- Mais vous êtes seul, c’est dans votre tête que tout se passe.

- Vous êtes certain d’avoir trouvé l’erreur ?

- Oui, j’avais dit sur une île paradisiaque et j’avais mis un s à île.

- On remarque pas quand on cause.

- Laissez-vous bercer par ma douce voix, imaginez-vous sur une île paradisiaque. Vous êtes entouré de superbes vahinés qui vous éventent avec des feuilles de palmier et les vagues viennent mourir nonchalamment ……….. zzzz zzzz zzzz …

-

- Holà, y s’passe quoi ?

- Je viens de vous réveiller, tout est terminé. Vous êtes complètement guéri.

- C’est vrai, je me sens seul tout d’un coup !

- Il faudra vous habituer, ce sera assez pénible au début, mais d’ici quelques années vous serez comme un poisson dans l’eau.



J’suis toujours comme un poisson dans l’eau, mais j’ me sens seul, si seul. Heureusement qu’y a Nadine !



Maintenant, grâce au spécialiste, j'ai pû faire le point, je sais enfin qui je suis :



J'suis mon frère !







(si y a une demande générale et unanime, y aura une suite)







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Son associé au billet :



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